4 prix décernés aux meilleures critiques littéraires d’élèves de 4ème

Tout au long de cette année, deux classes de 4ème ont lu de nombreux livres – une cinquantaine – mis à leur disposition par le CDI, et les élèves ont rédigé des critiques, mises en ligne sur le réseau de lecture Babelio.

Vendredi 15, un jury composé de 20 élèves a choisi les quatre meilleures critiques : quatre élèves ont été primés pour la qualité de leur écriture et pour nous avoir donné envie de lire les romans dont ils parlent. A chacun d’eux, nous leur remettons un livre de littérature jeunesse, offert par le FSE.

Merci au jury pour leur lecture attentive et leurs commentaires passionnants !
Le jury :
Lucile, Gabrielle, Rose, Emma, Romain, Noa, Axel, Virgile, Eva, Cassandra, Anaïs, Mahira, Chloé, Miren, Maeva, Paul, Etienne, Titouan, Alexandre, Paul S.

Les critiques primées :

Les Autodafeurs

Ah quel livre formidable !
Pour commencer, c’est un roman écrit par Marine Carteron dans les genres science-fiction et thriller.
Il raconte l’histoire d’un garçon qui s’appelle Auguste, âgé de 14 ans, de sa soeur Césarine qui a 7 ans et de leur famille. Ils sont tous entraînés pour combattre un complot destructeur au niveau mondial et pour s’en sortir … Comment ? Disons simplement que cela ne sera pas aisé.
Ce livre m’a beaucoup plu car on se sent proche des personnages principaux et on se reconnaît en eux tout autant que l’on s’identifie à eux. De plus, ils sont très attachants grâce à leurs émotions, leurs réactions et leurs comportements. J’ai essayé d’imaginer comment je réagirais à leur place et j’avoue que j’ai été effrayée par l’idée de devoir gérer leur situation … oui, je serais désemparée et totalement perdue. On se dit que cela ne doit pas être facile pour Césarine qui à cause de sa situation, ne comprend pas toujours tout, ainsi que pour Auguste qui se sent obligé de tout gérer et qui subit choc après choc.
L’histoire se déroule à notre époque, ce qui nous rapproche encore un peu plus du fait qu’elle nous paraît réelle et possible.
On aimerait bien qu’il y ait une aussi grande aventure à vivre et découvrir dans notre héritage pour nous sortir de notre petite routine, mais bon il ne faut pas trop rêver quand même !
Le récit nous amène à nous poser des questions sur l’importance des livres à notre époque de plus en plus remplacés par l’informatique, et le problème que cela créerait si les écrits en formats papier venaient à disparaître. Ce livre m’a fait comprendre que la littérature papier était indispensable.
C’est un livre palpitant et envoûtant ; en le lisant j’ai eu l’impression de vivre l’histoire, j’ai ri et frissonné au fil des pages aux côtés des personnages. Malgré cela c’est une histoire assez brutale et triste car la vie que mène l’entourage d’Auguste est assez mouvementée, à cause de certains décès qui viennent noircir leur vie paisible

Bien! Il est temps de faire un petit résumé, comme le fait Césarine, pour expliquer pourquoi d’après moi ce livre est génial.
1- Il est rempli d’aventures et d’actions avec un minimum d’humour.
2- On s’attache facilement aux personnages grâce à leurs multiples facettes.
3- On vit au rythme du récit.
4- Ce livre est rempli de suspense et l’histoire nous surprend à chaque page.
5- L’histoire est facile et en même temps subtile.
6- Une fois la lecture commencée, on ne peut plus s’arrêter.

Voilà, personnellement je le conseille vraiment aux gens qui aiment les livres d’actions et de complots.
Cette trilogie – car il y a encore deux tomes !- est un univers à lui tout seul.

Nelli

Fascinant roman policier! Nous sommes en 1870, Paris est assiégée par les Prussiens et une jeune femme, Blanche Paichain, essaye de quitter la ville avec sa famille en train.. Malheureusement, elle se perd dans la gare, dans ce brouillard de corps, cette masse compacte et est contrainte de rester dans la capitale.
Son oncle, commissaire, demeure à Paris. Blanche, passionnée par les enquêtes policières, se lance dans une dangereuse quête après avoir découvert un certain tatouage sur le cadavre d’un homme en rendant visite à son oncle à la morgue, et après avoir assisté à un cours de dissection interrompu par des soldats; elle découvre alors que le sujet étudié portait étrangement le même tatouage sur le même bras que l’homme de la morgue. C’est alors qu’elle doit ruser pour rester dans le secret de son enquête, en parallèle de celle de son oncle.
Juste ÉPOUSTOUFLANT !
Les astuces qu’a su maîtriser Blanche dans ce décor de guerre pour parvenir à ses fins m’ont fait jubiler intérieurement! De plus, j’ai été scotché devant la finesse et la facilité dont elle a usé pour induire en erreur le commissaire ; ça m’a bluffé! Sincèrement, je ne la croyais pas apte à de telles prouesses! J’admire énormément ce personnage, tant son courage, son intelligence et son esprit de déduction sont immenses, tant elle fait preuve de sang-froid et ne bronche pas devant les épreuves où la plupart d’entre nous auraient échoué. Je pense par exemple à l’épreuve des blessés de guerre, dans l’infirmerie, après les grandes sorties infructueuses vers les lignes prussiennes, ou bien aux bombardements dus au siège, et bien d’autres cruautés de ce genre : bien peu d’entre nous seraient restés stoïques… Enfin j’adore ce roman parce que le suspense est insoutenable, qu’il nous pousse à espérer et à se donner à fond dans le livre, parce que la façon de présenter les choses est splendide et que j’adore les lieux présentés au moment de l’histoire, c’est à dire le vieux Paris avec les vieux bâtiments, mais aussi ‘époque où l’on expérimente les montgolfières, où l’on fait des tas de découvertes scientifiques !

Martin

Ce roman était…”Waouh”! Juste magnifique! Il n’y a pas de mots pour le décrire…
Nous sommes en plein hiver 1945. En pleine seconde guerre mondiale. Face à l’avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin: Alfred, Emilia, Florian et Joana. Leur but commun est d’embarquer sur le “Wilhem Gustloff”, un immense navire qui leur donnera peut-être la liberté.
Ensemble, ils feront un chemin très rude, ils braveront la peur, le froid, la faim et les difficultés du voyage.
J’ai vraiment apprécié ce livre, pour énormément de raisons!
D’abord pour le sujet qu’il traite, cette affreuse guerre. Sur tous les livres que j’ai lus sur ce thème-là, celui-ci est de loin mon préféré. J’ai acquis de nombreuses connaissances sur cette époque et j’ai pu me rendre compte des atrocités que la guerre a engendrées. Un extrait du livre résume très bien ce qu’il s’est passé en Pologne, cette comparaison est très représentative de ce massacre :
“Le 1er septembre 1939, l’Allemagne a envahi la Pologne par l’Ouest. le 17 septembre 1939, la Russie a envahi la Pologne par l’Est. Impossible d’oublier ces deux dates. Deux nations en guerre se sont emparées de la Pologne telles deux fillettes se battant pour une poupée. L’une tenait la jambe, l’autre le bras. Elles tiraient si fort que la tête a fini par se détacher d’un seul coup.”
Ensuite, l’histoire m’a plu pour ses personnages. Emilia, une jeune Polonaise de quinze ans est très… mystérieuse, on découvre la réalité de son quotidien au fur et à mesure du livre et j’ai bien aimé sa façon de voir les choses (l’extrait juste avant vient de son analyse).
Il y a aussi Florian, le jeune Prussien, qui au début, n’avait pas l’air très agréable mais finalement… C’est un apprenti en restauration d’art qui se donne pour mission de punir le vol des oeuvres d’art par les nazis.
Joana, elle, est une infirmière lituanienne de vingt et un qui est très généreuse.
Le personnage que je n’ai pas aimé est Alfred, il m’insupporte pour sa façon d’être et son caractère. C’est un marin qui soutient les idées du régime politique nazi
Hormis ce personnage-là, les relations qui se créent entre les autres sont très fortes, avec un mélange d’amitié, d’amour, de générosité et de compassion.
Ce roman était bouleversant, intéressant, émouvant et très réaliste: l’auteure, Ruta Sepetys raconte une tragédie, une catastrophe légendaire dans l’histoire maritime, qui a fait énormément de victimes, en tout cas beaucoup plus que le Titanic, avec six fois plus de disparus, de blessés et de morts ; c’est un épisode historique mais peu connu.
Il y a de nombreuses péripéties mais je ne peux pas tout dévoiler, je ne peux pas donner d’indices car c’est à découvrir soi-même en lisant les magnifiques lignes de ce roman. Chaque phrase est remplie de poésie et d’originalité : »La guerre nous a-t-elle rendus mauvais ou a-t-elle seulement activé un mal qui se cachait déjà en nous ? », « Une mère, c’est une ancre dans la vie. Une mère, c’est un réconfort. Une mère, c’est un chez-soi. « 
De plus, le titre illustre somptueusement bien l’histoire, il est lui aussi également plein d’émotion et d’excentricité avec une touche de mélancolie. J’interprète “Le sel de nos larmes” comme une triste et bouleversante histoire maritime : les larmes sont salées et rappellent la mer.
Le texte est facile à lire, les chapitres sont courts avec différents points de vue. Pour finir, je conseille ce livre pour tous les lecteurs, pour les passionnés de l’histoire, pour ceux qui aiment vivre des émotions différentes ou encore pour les curieux de nouveautés !
C’est un énorme coup de cœur !

Léna

Haletant, je pense, est le mot qui siérait le mieux à ce roman d’action palpitant. En effet, il y a énormément de rebondissements ; les péripéties s’enchaînent les unes après les autres à une vitesse effrénée.
Kaz, un jeune délinquant au passé secret, est engagé par un homme riche pour accomplir une quête impossible. Prêt à tout pour l’impensable récompense, il devra constituer l’équipe la plus étonnante qui soit. Ensemble, ils pénètreront non sans difficulté dans le Palais de Glace, lieu extrêmement bien gardé, et accompliront la mission qui changera leur destin…
L’auteure, Leigh Bardugo, décrit magnifiquement bien la façon dont nos héros cavalent secrètement dans les couloirs du Palais impénétrable. Sa plume, qui distille le suspense, attaque le lecteur comme un chat traque sa proie. La rapidité des évènements fait que l’on lit vite , alors que les choses se compliquent et deviennent donc plus intéressantes. Dans ma tête, les personnages étaient clairs, je voyais les images du récit défiler dans mon esprit.
Ce livre m’a fait réfléchir, notamment sur le côté « gentils-méchants » : les « mauvais » peuvent parfois faire preuve de violence, mais pour des causes justes, même si ce n’est pas toujours le cas. Pour survivre, ils sont parfois obligés de tuer, comme lors de l’embuscade dans le port. Aussi, comme dit Woody Allen : « Les méchants ont sans doute compris quelque chose que les bons ignorent. ». Je me suis aussi dit qu’il ne fallait pas se renfermer sur son passé, car cela peut nous empêcher d’avancer. Il faut aller de l’avant ! Finalement, il n’y a pas de manichéisme.
Je conseille ce livre aux élèves de troisième, car je pense que je n’ai peut-être pas pu tout saisir. Pour en profiter pleinement, il aurait fallu que je le lise un peu plus tard, peut-être. Mais je vous le recommande, évidemment !
Philomène

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Les « tweets de couvertures » des élèves de 3e

Pour rendre compte d’une lecture d’un livre, beaucoup de possibilités s’offrent à nous : la rédaction de critiques, postées sur un réseau social comme Babelio, la réalisation de bandes annonces vidéo appelées aussi booktrailers, un petit texte, un dessin dans son journal intime…

Connaissez-vous les Tweets de couv !

Les élèves de 3e2 et 3e5 ont rédigé des textes très courts, à la manière de Twitter, le seul service de micro-blogage limitant ses message (tweets) à 140 caractères tout compris.

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